EFFETS SECONDAIRES ET CONTRE-INDICATIONS             DE L'OXYGENATION HYPERBARE

Claustrophobie

Plutôt rare, survient dans environ 3% des cas (1) dans un chambre hyperbare monoplace et dans 4 % des patients dans une chambre multiplace. La claustrophobie conduit à des situations de panique. Dans notre propre expérience des dernières 30 années, nous n'avonc vécu cette situation que dans 2% de nos patients. Ceux ci, la plupart du temps très motivés, s'habituent souvent à la configuration des lieux.

Lésion de l'oreille moyenne par surpression

De 13% (2) à 17% (3) des patients (selon les statistiques) se plaignent d'une forme de surdité, d'une sensation de pression qui peut aller jusqu'à de fortes douleurs qui surviennent pendant la phase de compression. Parfois il faut interrompre le traitement pendant quelques jours. Ces symptomes disparaissent généralement en quelques jours avec ou sans traitement (gouttes à nez). Ces effets secondaires (4, classification de Teed) peuvent être souvent évités en pratiquant une compression lente (5). Si le patients est atteint d'un rhume ou d'une grippe, il faudra qu'il fasse une pause dans le traitement car il risque de ne pas être capable d'égaliser ses tympans lors de la mise en pression.

Lésions des sinus

Survient très rarement. Il n'existe pas de chiffres exacts. Nous n'avons encore jamais vécu cette situation en 30 ans d'activité. Le problème survient habituellement pendant la phase de décompression. Le patient à mal aux sinus et évacue des sécrétions nasales sanglantes. Le traitement est à base de gouttes à nez, éventuellement de médicaments contre la douleur et de décompression très lente.

Lésion des poumons par surpression

Survient très rarement, moins de 1/100'000 traitements. Nous n'avons encore jamais vécu cette situation en 30 ans d'activité. Il faut être prudent chez les patients qui ont déjà souffert de pneumothorax ou chez les patients souffrant de bronchite chronique et qui ont des bulles pulmonaires (5). La transplantation pulmonaire n'est pas une contre-indication à l'OHB (6). Si un pneumothorax devait se présenter, il surviendrait toujours pendant la décompression. Il faut alors poser un drainage pulmonaire avant de poursuivre la décompression (7).

Toxicité de l'oxygène pour le cerveau

Survient seulement sous la forme d'une attaque épileptique de type Grand Mal. Leur fréquence chez des patients sans facteurs de risque et pour une surpression de 240-250 kPa se situe autour de 1 crise pour 12'000 à 14'000 compressions. Les patients comateux pour une atteinte cérébfrale sons à risque. Des antécédents d'épilepsie ne représenten par contre pas une augmentation de risque. Il n'y a pas de séquelles. L'EEG est toujours normal. Il n'y a pas d'hypersensibilité cérébalre à l'oxygène connue. La circulation régionale cérébrale (rCBF, 8) subit une augmentation rapide parce que les mécanismes de défenses cérébraux (eNos 9, INos 10) contre les radicaux libres sont subitement saturés. Par mesure de sécurité on fait toujours une interruption de la prise d'oxygène de 5 minutes au milieu de la séance (12).

Toxicité de l'oxygène pour les poumons

Elle est insignificante dans l'OHB clinique ambulatoire (11). Par mesure de sécurité on fait toujours une interruption de la prise d'oxygène de 5 minutes au milieu de la séance (12). De rares cas de toxicité pulmonaire ont été rapportés chez des patients de soins intensifs.

Toxicité de l'oxygène pour les yeux

Jusqu'à 30% des patients, qui sont traités par OHB (250 kPa, 1,5 bar surpression) développent une myopie transitoireaprès 30 traitements consécutifs. Ce chiffre est légèrement plus élevé pour les patients qui doivent respirer l'oxygène à travers une cagoule au lieu d'un masque (13). Il n'existe pas d'explication certaine à cephénomène (14). La myopie disparait spontanemment après quelques mois ce qui rend un examen ophtalmologique ou l'achat de lunettes correctrices superflus.

actualisé 07-Déc-2017